La carabine “Winchester 1892”
Rossi en .38/.357

Par Jidé le 27 août 2016



Carabine à répétition par levier de sous-garde

La Rossi 1892 en .38/.357 de Jidé


• Ça va commencer à faire beaucoup de pages sur les Winchester et leurs clones ; une petite liste de rappel (avec les liens vers Jidenet) ne fera peut-être pas de mal :

1866 Uberti “Yellow Boy” .22LR
Walther 1892 “Duke” (A.C. diabolos)
“Mare’s Leg” (6 mm, gag)
“Sheridan-Marlin” par Crosman (enfant)
1892 Rossi .38/.357 (la page actuelle)
Mossberg 464 en .30-30





Ça a été ma première Winchester d’adulte (c’est-à-dire au-dessus du diabolo et du .22LR…). Choix de la marque : rapport qualité/prix intéressant. Choix du modèle : à cause du beau jaspage, et aussi de l’anneau agrandi à la John Wayne ! Choix du calibre (qui peut paraître bizarre) : .357 Mag pour profiter des cartouches et du rechargement que j’ai déjà grâce à mon autor pour le revolver Rossi. Le .38 “normal” passe bien aussi (sans grand intérêt), mais pas le wad-cutter…



Le calibres les plus courants dans les Winch sont les cartouches des cow-boys de l’époque (44-40, etc.) et aujourd’hui les 30-30 et .44 Mag. Ce dernier calibre est tout à fait supportable dans ces carabines, même s’il martyrise le tireur quand utilisé au revolver…

Cette carabine ne supporte pas le montage d’une lunette (le contraire serait un anachronisme), aussi a-t-il été monté un dioptre Tang mais d’un modèle moins antique que celui de la Yellow Boy. Sur les dioptres anciens voir ici et là !) et un guidon-tunnel.


Cette vis immonde (flèche) sera remplacée par un modèle moins anachrononique…
 
  En “d”, le réglage droite-gauche ; en “b”, le réglage haut-bas ; en “c”, le contre-écrou de blocage de “b” ; en “a”, l’oeilleton et son trou.


Notez que tout ceci est pifométrique… L’ensemble se replie hors utilisation.


Le tunnel porte-guidon ; rien n’a changé depuis, et le principe (même s’il n’y a pas interchangeabilité) est le même que sur nos modernes Anschütz.



Du jaspage partout, même sur la plaque de couche.

D’aucuns m’ont dit que cet ensemble de couleurs ne leur paraissait pas beau, mais… des goûts et des couleurs !
 

  Réglage au stand de l’ensemble de visée… Le côté “non micrométrique” de l’ensemble rend les premiers tirs très hasardeux ! Aussi allons-nous rentrer à l’atelier pour dégrossir ce zérotage.


Un fil à coudre passe dans l’oeilleton puis dans le centre du guidon ; on s’assure ainsi du parallélisme horizontal entre fil et canon, et du parallélisme vertical.


L’un des deux seulement sera à rectifier (de très peu, la munition étant puissante et la distance courte) de retour au stand.



Voilà ! Il faudra un rodage d’une centaine de cartouches pour assurer la fluidité du rechargement, avec une “graisse blanche” à roder ; puis le centre de la cible C-50 devient un but à peu près assuré. Pas mieux à attendre, avec une visée aussi fruste.

[N.D.L.R. — Géométriquement, le dix de la cible touché à 50 mètres, et qui mesure 5 cm de diamètre, équivaut à une tête de bison à plus de 700 mètres ; suffisant donc !]


Ci-dessous une comparaison avec la même carabine en calibre .44… Les deux se valent, aussi le choix sera-t-il fait à l’achat selon la munition que vous avez le plus facilement en stock !



Amicalement, Doc Jidé



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