Des supports d’appui pour le tir (3)
Des monopodes arrière

Par Jidé le 5 mai 2016


Un monopode arrière… astucieux !
Par “L.R.D.”


   NOTE DE LA RÉDACTION : “Des supports d’appui pour le tir” est une longue série de JIDENET qui a débuté ici (voir le sommaire) avec les supports d’un seul tenant avant-arrière, puis les sacs de tir, trépieds avant, et cetera.



 Ci-dessus ma toute neuve CZ-455 “Thumbhole”, posée sur une table de bench-rest. À l’avant, sous la longuesse, j’ai fixé un bipied Harris et à l’arrière je voulais un monopode réglable !

Le prix, la disponibilité et la complexité des modèles proposés sur le marché m’ont fait hésiter. J’ai donc fait fonctionner, non pas la carte bleue mais la matière grise :¬)



On voit ci-dessus un outil d’ajusteur, une masse d’acier en deux parties vissées l’une dans l’autre (1 et 2 ci-dessous) ; c’est lourd et stable… Au sommet est percé un trou, dans lequel j’ai placé une tige d’alu tournée (3), s’ajustant parfaitement. Au sommet de 3, une cuvette qui s’accorde avec la taille de la grenadière (du support arrière de bretelle marqué CZ)… La carabine n’y est pas fixée mécaniquement, elle y repose.  


[Note de Jidé : On pense tout de suite à pirater l'idée de notre ami L.R.D., quoique l'outil de base (1 et 2) utilisé ne soit pas courant chez Bricomachin... Il faut que ce soit lourd, stable, que le diamètre de vis soit très grand mais avec un pas faible pour un réglagle “micrométrique” de la hauteur [N.D.L.R. Voir la suite de cet article pour une correction de cette affirmation]…

En tout cas, ne pas fixer le monopode à la carabine (avec les soucis d’installation, de repliement…), utiliser la grenadière (inutile en tir sur table et placée à l’endroit stratégique), pouvoir aussi avoir plusieurs pièces n° 3 avec des longueurs différentes… tout cela est porteur d’avenir, non  ?

Il faudra y penser… Si nos lecteurs ont la moindre idée, qu’ils nous la fassent parvenir !]




Les monopodes ordinaires




Quand je dis “ordinaires”, c’est pour les séparer de celui du haut de page, le “déposable”… En armurerie, on trouve plutôt cela .

ATTENTION : il faut choisir la hauteur nécessaire (car il y a des tas de modèles) avant achat, et ne pas se tromper (ça coûte un bras).


Un montage “maison” sur le même principe…


Une ingénieuse combine (article entier visible ici)
due à notre ami Hithesun : la forme de la carabine Röhm Desperado s’y prêtait formidablement … Il est démontable ou vissable jusqu’à être invisible.



Une autre trouvaille (quelque part sur le Net).


Chez GTK on a trouvé l’AI Mono-Pod, un superbe système… On n’a presque pas à visser-dévisser, juste pour le réglage final…

Monopode “maison” sur grenadière, démontable (suite)


Sur le forum 22-LR.PurForum.com, Kryst nous répond, au vu du bricolage de ce haut de page :
“Chapeau bas, L.R.D. me donne une idée (avec une vieille poignée de strore électrique pour déverrouiller et mettre en manuel) ; j’essaye et je vous fais voir.”


“Mon principe est différent de celui de L.R.D. : le pied est solidaire de l’arme pendant le tir, grâce à une goupille.”


“Pluss une petite rondelle de plombier pour ne pas abîmer la crosse entre les deux.”

  Doc Jidé : “YESSS, c’est bien propre !!!

Attention, que la base ne bouge pas d’emplacement quand on la tourne (sur une table de tir, surtout) ; pour cela mettre par exemple une bille à moitié enfoncée à force (diam. 4,5 mm pour tir air comprimé !), ou un clou à tête ronde inox, etc.

Kryst : Merci aussitôt dit, aussitôt fait — bille d’acier inox de roulement diamètre 7,69 mm ; comme ça fini le gros sac de sable de 3 kg !


Doc Jidé : Félicitations ! Mais ça ne m’étonne pas d’un homme “exceptionnel” qui tire une CZ-455 au dioptre…

Vu au rayon plomberie !


Nous avions dit à tort que le pas de vis de la base utilisée (en haut de cette page) devait avoir un pas de vis très serré ; c’est faux et c’est même le contraire avec la pièce utilisée par L.R.M. — mais ça marche bien tout de même.

Si l’on n’a plus cette contrainte, on peut trouver de l’énorme visserie presque identique, au rayon plombier de Bricotruc !



Ils appellent ça des mamelons (sympa !) ; on en prend un très gros qui se visse sur un second, plus petit ; il faudra couler du plomb à l’intérieur, et hélas le peindre (faute de pouvoir le noircir — pas simple). Et comme pour l’autre, une colonne (alu…) qui joindra les deux mamelons à la grenadière…


La suite bientôt, peut-être (ça dépend de vous)… — Amicalement, Doc Jidé



1 réponse

Avec un tel système on peut vite imaginer un « hybride » des deux, le meilleur des deux mondes : le système démontable. Il « suffit » de trouver le même outil que celui ci, de monter une partie serrante à son bout, et de laisser la grenadière sur la crosse, sur laquelle viendrait se fixer ce monopode désormais facilement démontable.
 
Je me rappelle que sur la Desperado, le monopode arrière (même artisanal) m’a permis de ne plus sortir de la mouche : ce n’est pas un gadget mais une vraie stabilité en plus.

Ðoc Jidé : Bien vu ; d’ailleurs, un lecteur m’a déjà envoyé une modification qui va dans ton sens !!! Quant à l’outil, il sera remplacé par du décolletage de plomberie ! En effet, je croyais que le filetage du modèle photographié était spécial, mais c’est tout le contraire… La page a d’ailleurs été mise à jour !

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