Le “JidÉtau” (suite) : étau pour arme longue

Par Jidé le 11 fév 2011

Un JidÉtau pour les armes longues


Un article de JV09


Pour les carabines de moyenne énergie, de nombreux lecteurs ont posé « La » question, « À QUAND LA VERSION CARABINE ? » : eh bien, ça y est et ça marche, j’en ai fait l’expérience…

Quoi d’étonnant d’ailleurs quand on considère l’objet initial :
Son but : déterminer le précision intrinsèque d’une arme (de poing, à l’origine).
Son principe : au moment du départ du coup fournir à l’arme qui y est placée une position initiale dans l’espace tout à fait répétitive et indépendante des facteurs humains les plus perturbateurs : tenue et visée.
Sa réalisation  : une sorte de banc de pointage vertical lié à une base suffisamment stable sur lequel l’arme est placée naturellement sans contrainte excessive et reste libre de reculer ou de tressauter.

N.D.L.R. — Le JidÉtau (encore un néologisme propre à Jidénet — ah là là !) est un dispositif simple et gratuit décrit ici (cliquez). Bien sûr, ça n’est pas un étau, accessoire universellement honni par les tireurs…


Rien donc n’empêche de transposer ce dispositif à une carabine, en adaptant les dimensions et le support.

Pour la QB-57, le montage est installé sur un établi portatif mais assez rigide, lesté de surcroît :



Respectant les principes de positionnement donnés par Doc Jidé, il ne nécessite pas d’explications particulières en dehors des deux points suivants :
Pour autoriser un recul libre, la cale de positionnement latéral est une chute de parquet flottant dure et lisse.
Pour assurer un effort de placage latéral constant j’ai utilisé une planchette rappelée par un élastique, qui ne contrarie pas le recul :



Une précaution : pour tendre l’élastique sans risquer de faire bouger le montage entre deux coups, il faut que l’action et la réaction s’exercent dans le même système physique : donc rapprocher la planchette de la plaque support en les pinçant d’une main et accrocher de l’autre.
Voici la carabine en position :



Et maintenant les résultats (avec les meilleurs plombs à 205 m/s) :
à 10 mètres  et à 15 mètres   :




Qu’en penser ? À mon avis, une base mécanique correcte qui justifie de meilleurs organes de visée que ceux d’origine.






Pour la Norica G-88, compte tenu des formes biscornues de l’arme, il faut prendre un soin particulier pour déterminer la position des appuis latéraux.



En outre, dès les premiers tirs, des modifications des supports sont apparues nécessaires pour tenir compte des caractéristiques propres à cette carabine à piston-ressort, à savoir son contre-recul.
En effet, si le départ du coup n’engendre que pas ou très peu d’efforts sur le montage, il n’en est pas de même du « retour en batterie » comme diraient les artilleurs. Pour la G-88 c’est la phase la plus violente de la séquence.
Initialement les butées, réalisées il est vrai dans un bois de récup’ assez tendre, se mataient et de plus tout l’ensemble étau-support glissait vers l’avant. Il n’y avait plus répétitivité de la position initiale, se qui se traduisait surtout par une dispersion en site :



D’où trois modifications  :
Une butée de position longitudinale durcie  :



Des supports-index verticaux (canon et crosse) renforcés : vis + colle :


Un support rigidifié par un étai :



L’amélioration est sensible :



Et pour faire bon poids on peut mobiliser le chat qui passe par là !



Conclusion : la base mécanique de la G-88 semble saine.
Reste à déterminer pourquoi le tir avec visée dans mes mains est parfois… perfectible. Un problème de constance de tenue ?

À bientôt… Amicalement, JV09


1 réponse

Bravo le chat qui participe.

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