Pour le revolver “snubnose” de G&G
un équipement de tir au dégainé, c’est possible !

Par Jidé le 11 nov 2014

NOTE DE LA RÉDACTION


Cet article est la suite de la review du revolver airsoft de G&G, datant tout juste de quelques jours…

Car, bien sûr, et le type de l’arme réelle (modèle “flic en bourgeois”, années 50-80) et sa force de frappe en réplique (faible) font penser de suite à une forme de tir qui nous est (et sera de pire en pire) inconnue de la plupart…



Tirer au dégainé ?


Il y a quelques années nous vous avions montré quelques possibilités de faire (en privé !) du tir “de combat” avec des cibles ad hoc :







… des holsters (étuis)





… et des armes dont la vocation est justement cette utilisation.

En pratique…


Avec des armes à feu, les stands permettant ce type de tir (je fréquentais par exemple Tir 1000 à Paris dans les années 1980 et, justement, avec des snubnoses en .38 !!!) ont abandonné le tir de combat avec holster, pour des raisons “de sécurité”. XXI siècle oblige : il suffit qu’un seul c°n se tire dans le pied et la loi oblige aussitôt au port de chaussettes en kevlar. Après les lunettes et le masque à gaz, après les lingettes…

Le tir sportif de vitesse ressemble un peu au combat mais dans des conditions tellement draconiennes d’arbitrage et à des prix effarants ; le nombre d’endroits l’où on peut apprendre à tirer doit se compter sur les doigts…

Avec l’A.C. (billes acier et CO), la “sécurité” n’était pas moins mise en avant : un simple masque-lunette sur le nez ne suffit pas à stopper une bille ! Un de nos amis, commerçant pour les militaires, avait cru bon de se lancer dans la bille acier pour stimuler l’entraînement des pros ; mal lui en prit. “Vade retro, sécurité !” Le marché des quasi-munitions doit être beaucoup plus juteux pour les bénéficiaires des marchés publics. (Une arme en plastique moulé en bleu ou en orange coûte au contribuable l’appeau du Q mais qui le sait…) [N.D.L.R. — Le FAMAS a existé en CO à son époque, pour l’entraînement ; j’ai tiré avec, au 5 Génie !]

Tirer à sec ? Mouais, certes, on peut chronométrer sa vitesse, mais qui dit qu’on a tiré dans la cible et que l’adversaire gît en suppliant merci ?

Alors qu’avec l’airsoft…

Avec l’airsoft, un retour en force a eu lieu !  Une simple salle “polyvalente” suffit à sécuriser avec des pans de toile quelques parcours de tir…

Dans les pays où la législation est encore pire qu’en Europe ou qu’en Californie (je pense à l’Asie du Sud-Est, au Japon) les tireurs ont fait définitivement une croix sur le tir à feu et à plombs et inventé toute une série de disciplines utilisant des armes à billes plastiques.


Et pas n’importe quoi : un Colt 1911 Government customisé pour le T.S.V. à billes 6 mm peut atteindre 2500 euros et on trouve pour de la compète à cinq mètres (!!!) ce type d’armes de match :



Tout ça pour dire que, dans votre cave, voire dans votre appartement, vous pouvez avec un minimum de précautions (carton ondulé d’emballages) vous retrouver à l’école de la C.I.A. à Quantico (voir ici) ou dans les Incorruptibles

Idées testées avec le “snubnose” de G&G


Voici quelques idées pour tirer notre airsoft :



1° Le fameux dessous-de-bras d’Elliott Ness et de l’inspecteur Harry, abandonné aujourd’hui même par les pros pour des raisons… de sécurité (!) (dommage, on pouvait trimbaler des gros calibres sans trop d’efforts)…

2° Un autre dessous-de-bras , plus moderne, moins dangereux, spécial petites armes ; l’avantage est que le revolver tombe quasi tout seul dans la main.



3° Le minimum de cuir … mais sans rien pour la rétention de l’arme ; parcours de sauts d’obstacles interdits !

Inside pants (à l’intérieur du pantalon), un cuir Crosman recyclé de 1965…

5° Ci-dessous après 1975, plu de cuir ! Trop cher, à la place, du plastique qui porte des noms ronflants avec des (R), des (C) et des (TM)…




On trouve dans cette catégorie le bon (après un long rodage) et le pire. Quelques marques ont pignon sur rue : G&K, Gil, et les noms américains comme Bianchi ; et surtout de vrais artisans de France comme la Sellerie du Thymerais, pas plus chers que les usines U.S….

Le turc et le chinois sont nuls mais bon, on ne risque pas sa vie (juste sa dignité :¬) non plus avec un airsoft qui reste coincé dans sa gaine ou qui tombe par-terre !!! Donc de 3 euros à 250 dollars, faites votre choix.

Hors concours est l’israélien Fobus, qui n’est pas souple mais dur ; formidables étuis, mais pour des amateurs comme nous, que le holster abîme le bronzage est plus embêtant que pour un fonctionnaire qui attend tranquillement que son arme, neuve mais jugée démodée, parte au haut-fourneau après deux décennies…


Et enfin, la beauté pure :




• Non, Jidé n’est pas (re-) tombé dans l’airsoft, il est et reste “straight”… Mais rendons à César ce qui est à lui ; en CO aujourd’hui les répliques à billes 6 mm sont les mêmes engins (mêmes usines, même design, même moteur) que les 4,5 mm acier, et paraissent en public deux ans avant ; alors, pourquoi faire la gueule ?

• Une autre grande idée — enseigner le tir aux jeunes avec des billes — ce qui paraît super pour ces pauvres gamins confrontés aux pistolets d’un kilo (les japonais montrés plus haut pèsent 600 grammes) et aux carabines plus lourdes qu’eux ; hélas, l’idée était portée par un président de fédération sombré dans la mégalomanie et la paranoïa ; avec son éjection musclée, a disparu pour un siècle au moins l’idée de son arme à billes plastique, le fameux “perroquet”




Cordialement, Boris (et Jidé)




1 réponse

Tu as oublié les holsters de cuisse <<à la cow-boy>>!
:-)

Ðoc Jidé : Non, car ça n’est pas historiquement compatible ; jamais eu de snubnose au Far-West (sauf poudre noire à percussion) ni dans les équipements « airsoft » des combattants modernes !
Seule exception mais vraiment tirée par les cheveux : les tankistes britanniques avec des Webleys qui auraient pu avoir des canons raccourcis…

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