Gamo CFR Whisper IGT System
(20 joules env., piston à gaz, diabolo 4,5 mm)

Par Jidé le 9 juin 2014




La carabine “piston à gaz” Gamo CFR Whisper
de Microger, vue par Jidé






Prise en main


Encore une opération de “gun-sitting” : l’heureux propriétaire m’a fait livrer l’arme neuve, et il ne la verra que dans deux semaines (en ne comptant que les jours ouvrables :¬) après les tests ; pour son abnégation et sa patience, il recevra 25 % du prix d’achat en cadeau !!!

Elle est arrivée d’Espagne, par porteur (U.P.S.), il y a une heure [9 mai 2014, N.D.L.R.] ; vous comprendrez donc que les commentaires viendront plus tard !!!

Pour l’instant, je suis dans une bonne odeur de diesel brûlé, mmmmmmm…


















  Je m’installe à 15 mètres d’une cible C-50 (maximum de distance dont je puisse jouir dans mon appartement parisien…). La Gamo est posée sur un très haut pied photo, via un coussin [voir notre page sur les supports de tir] portable, normalement destiné à être posé sur une branche d’arbre… À cette hauteur, on peut respecter sans se fatiguer la position “fédérale” de tir debout. C’est une aide au tir, pas un support stable de bench-rest !

Le réglage de la petite lunette Gamo (1) a été rapide : 3 fois quelques clics !

En 7 plombs seulement on a atteint et confirmé la mouche et trois diabolos partagent le même trou…

(1) Non fournie avec l’arme. J’ai pris une lunette Gamo x4 “TV” à image rectangulaire, et de bas de gamme, mais qui est une vraie saloper¡e, comme je l’indiquais dans mon test de lunettes.

Une heure plus tard, j’en ai bien sûr changé mais problème : seuls les montages Gamo vont sur ce rail Gamo !!!

La carabine a une culasse fraisée pour des supports 11 mm mais par-dessus Gamo a mis une rehausse de rail, qui porte bizarrement la largeur de fixation à 12,3 mm. Les autres anneaux de montage ne passent pas ou bien se tordent au serrage. En fait, il y a une exception sur la largeur, mais aussi sur la forme, du rail…

Cette rehausse est amovible mais on a utilisé du frein filet, et je n’y toucherai donc pas !!!

Mystère à revoir à tête reposée.

Encore une vingtaine de tirs pour une mini-conclusion de prise en main. Un vrai plaisir !

La carabine est belle — et elle ne fait pas “guerre” —, agréable à toucher et à manipuler. Le rechargement est viril mais pas fatiguant. Comme les autres piston à gaz, pas de recul anarchique, une réaction comme sur une arme à feu…

La détente est longue et de poids moyen (sera réglable). La mise en place du plomb dans un auget bien dessiné ne permettra pas des rafales, ce placement est fiable mais un peu long.

La Gamo est grande : avec 123 centimètres, elle n’entre même pas dans mon râtelier et dépasse toutes les autres, même la BlackOps et la Stutzen ! Elle dépasse même de 12 cm mon Anschutz 64, qui entre à peine dans mon coffre de scooter…

La longueur de la crosse est un trop pour un ptit gars de 1,70 mètre ! J’ai l’oeil trop loin de la visée. Le poids en revanche est respectable mais correct (3,2 kg).

Voilà, j’ai tout dit pour un premier jour… Ah oui, aussi le prix : de 240 à 279 euros (le record à 290 est comme d’habitude détenu par NaturaBuy), ce qui éminemment sympathique.

J’ai déjà deux fois eu l’occasion de tirer avec des Gamo “lourdes” : l’une était une Shadow que j’ai rendue à son propriétaire après deux plombs… et une belle et longue Stutzen que j’ai tirée à loisir, pour essayer de m’y faire. De ces deux occasions, j’ai “forgé ma philosophie anti-piston-ressort” (que je n’érige pas en système : si certaines personnes savent s’en servir, tant mieux ; les caniches et les pitbulls ont le droit de vivre). Après les armes softair à grosse bonbonne de gaz et les P.C.P. à faire recharger en air, mon univers se restreint… C’est pas plus mal pour le porte-monnaie.


REBELOTE. — J’aurais dû aller au stand cet aprème pour bénéficier de pluss d’espace, mais avec les trombes d’eau qui tombent on verra ça demain… Réinstallé à 15 mètres aujourd’hui donc, mais sur un pied bien plus stable, assis, et avec une excellente lunette x4 (posée tant bien que mal sur le fameux rail).



Encore près facile de régler la lunette jusqu’à arriver au mono-trou .



Voilà, on en arrive à la routine ; la carabine paraît plus douce à recharger (rodage ou habitude du tireur ?) et le plomb à placer dans l’auget. Mais adieu les conseils de tir habituels : “Gardez bien votre position entre deux tirs”… Car bien sûr, il faut entre chaque coup se lever, réarmer piston et diabolo, refermer, reprendre sa position… Çà, on ne risque pas de tirer trop vite et chaque coup peut être étudié et décomposé tranquillement, comme avec une 22 en compète couchée.



Curieusement les diabolos explosent à l’impact (sur une tôle épaisse) au lieu de se déformer et de s’aplatir… De plus quand j’ai tiré avec mon porte-cible en tissu Crosman , celui-ci a littéralement démissionné !!!
Je ne suis pas encore habitué aux grosses puissances AC, surtout en chambre.



Demain, à 25 et 50 mètres si saint Météo le veut…

Essais au tir : 25 mètres




  Carabine posée sur une tablette à peu près fixe ; tir debout ; lunette x4.



Prise en main :

Un peu bas, cible et point blancs choisis trop petits ; c’est une cible 50 mètres “Match”.

Ça va mieux, très très mieux, même !

Deux dix, le reste : des mouches… (dix plombs, cible C-50, point blanc de diamètre un euro).

Le support tremble sous le poids, je suis loin du “bench-rest”…

 
  Les centres de cibles enlevés, voilà ce qui reste de la séance ; est-ce que la fatigue commence à faire baisser les tirs ?


Je parle de fatigue à cause de la détente : à la longue et dans des conditions de concentration extrêmes, elle se révèle longue, longue et filante (pas de bossette permettant de se reposer, pas de repère du “prêt à partir” ; il faut appuyer appuyer, en apnée, d’où fatigue).

En bench à 50 mètres, on verra ce qui se passe — de toute façon, cette détente d’origine (pourtant dite “améliorée”) est condamnée à mort — une détente Charlie vient de lui être achetée !!!


Essais au tir à 50 mètres : 50/50 (à l’aise !) sur C-50 !


Résultat final (pas eu le temps de continuer à affiner les clics : seule pour moi la taille du groupement compte, le reste le propriétaire s’en chargera !) : le groupement de 1,62 MOA procure un beau 50/50 avec beaucoup de mouches ! Assis, position bench-rest sur cric*, munitions RWS Meister carabine, cible C-50 (visuel noir de 200 mm), pastille blanche taille un euro, lunette 1-4×60 Sutter à point central LP. “The” pied !!! Yesss, c’est possible (pas du premier coup, après une petite heure de prise en main — logique…)




Grâce au confort de cette position (et à la lunette hyper-lumineuse), ne restent que les efforts intellectuels, le physique n’existe plus : donc la détente lon-on-on-gue ne se fait plus sentir du tout… En revanche on s’intéresse à des détails : il est chiant, à la longue, le placement du plomb dans son auge (si jamais on le scalpe en fermant le clapet, mieux vaut tirer dans la butte ; abîmé, le plomb — qu’on ne peut pas enlever — n’est plus maîtrisable) ; mais le bon côté : le levier est doux et on n’est pas obligé de se lever pour le bander.



“Dioptrisation”


En accord avec le futur propriétaire de cette carabine (que j’utilise à fin de test seulement, grâce au gun-sitting*), nous avons opté pour la pose d’un dioptre et d’un guidon.

La qualité de l’arme pousse en effet à s’en servir de façon sportive et non simplement ludique.

Et c’est ainsi que les ennuis commencent…

Bizarrement cette Gamo possède, gravé dans sa culasse un rail ordinaire de type Dove (genre Anschütz, c’est pourquoi je l’appelle allemand voir ci-contre), commun à toutes les carabines à air comprimé ; mais, pour une raison inconnue, le fabricant l’a couvert d’un accessoire convertisseur qui, lui, ne présente pas les cotes habituelles…



La différence n’est pas négligeable !

Si on monte un accessoire 11 mm sur ce support bizarre, ça donne ce que voyez ci-contre sur le plan théorique et ci-dessous sur le plan pratique… Un grand blanc entre deux parties métalliques censées être intimement serrées.




Seule parade : ôter le rail convertisseur, qui bien sûr est assujetti à demeure par trois vis collée au frein-filet et dont la tête est hors normes (visserie en étoile, Torx, je pense). Les deux premières vis sont très dures à extraire.


La troisième est impossible ; donc fixation de la carabine sur l’établi de façon énergique et inamovible ; puis re-essai d’arrachage avec l’embout Torx, ultra-court, et actionné avec une clé six pans. Quand on pense que c’est une carabine d’emprunt, la sueur coule dans le dos… Enfin, ayeh, c’est fait…

Yesss, on va pouvoir fixer tout ce qu’on veut  :




Par exemple ce support de lunette omnipotent : monobloc (donc apte aux A.C. brutales), adaptable sur rail 11 ou 22 mm, et avec des optiques diamètre un pouce et 30 mm (il faut en avoir un chez soi !)…





Voire (soyons fous !) un oeilleton genre T.A.R. de chez Williams…

Ou bien sûr, ce qui est notre but depuis le départ, un dioptre semi-compétitition et ses iris adpatables…



Nouveau souçaille : le rail, maintenant correct en largeur, n’est pas débouchant  : ce qui signifie qu’on ne peut pas y “glisser”, y faire coulisser, un accessoire fait pour la largeur “intérieure” ; mais uniquement un accessoire qui devra impérativement pouvoir ouvrir sa mâchoire à pluss que 11 mm pour se refermer ensuite.



Ce très ancien mais si beau dioptre allemand, dont j’aurais accepté de me dessaisir au profit de Michel, mon gentil prêteur, ne s’ouvre pas du tout, il ne s’écarte de 0,5 mm ; incompatible !

De toute la gamme que je possède un seul se révèle compatible (bien sûr, je ne parle là que d’aménagements non destructifs — la carabine eût été mienne que j’eus limé et fraisé tout ça !) : c’est un dioptre Gamo ! Un de ces modèles que l’on trouve sous tous les noms, toutes les marques et à tous les prix (de 50 à 190 euros) et dans tous les pays… C’est plutôt du bas de gamme (le “rattrapage de jeu” lors des réglages fait un peu froid dans le dos) mais on fera avec.



“Guidonisation”


La pose d’un guidon va être à peine moins désagréable.

Extraction du guidon existant (ai-je dit assez qu’il est de très bonne facture, il est dit que ce serait un véritable guidon True-Glo, les inventeurs historiques de la visée à fibre optique) : il faut frapper à l’endroit marqué d’une flèche , et hop ça sort.

Mais là non plus le rail n’est pas débouchant : le guidon remplaçant devra être apte à pincer puis à se refermer, comme le dioptre dont on vient de parler. De toute ma collection , un seul (marque inconnue, mais on saura plus tard que c’est sûrement un Lyman) peut faire l’acrobatie.




Voici l’écart possible à l’achat entre un rail étroit (allemand anciennnes normes) et un autre large (américain moderne) ; entre ces deux extrêmes, on trouve un peu tout (russe, allemand nouvelles normes…). Mais finalement notre dioptre est en place

Tout va-t-il pour le mieux dans le meilleur des mondes ?

Pas tout à fait… car les goûts des Étatsuniens ne sont pas les nôtres (on s’en rend compte tous les jours !!!) ; en l’occurrence, le dioptre Lyman est livré avec des inserts presque tous militaires ou cow-boy ; un seul guidon à trou central (la norme unique en tir sportif est livré avec et il a déjà été monté sur une autre arme (revendue). Reste ce guidon à lame , incongru pour du tir sportif.


Grâce aux dieux du tireur, je m’ouvre de mon problème à mon chef de club, qui me sort une boîte de 100 grammes guidons “de rabiot” en vrac (un tésor), dont un qui va aller pile-poil sur mon Lyman !!! Sauvé — et cela pour le prix d’une simple tournée générale, sept euros



Voilà ! L’opération dioptre + guidon est menée à bien. Les essais sont très concluants ; ce qui n’aurait pas été le cas si le rehausseur de rail était resté en place, je pense…


Renvoi de la carabine !


Première étape du gun-sitting* terminée ! L’arme va partir chez JV-09 pour la pose de la détente Charlie et un coup d’oeil du maître sur tout ce qui peut être “bavures d’usinage”, couronnage du canon, etc.

Voici donc mes ultimes photos , et je ne suis pas ravi de ce que j’ai pu trouver pour les organes de visée. La non-normalisation des éléments dès qu’on sort du “triangle compète” c’est-à-dire “Anschutz-Gehmann-Walther” m’a mis des bâtons dans les roues et moi qui suis un apôtre du tir au dioptre, je suis donc bien emmrdé aujourd’hui pour conseiller cette opération sur des armes de loisir dont les cotes sont inconnues à l’achat…







À suivre après la pose de la détente Charlie…Amicalement, Doc Jidé


À VENIR ! — Deux reviews sur des armes à piston-gaz : d’abord celle de notre ami Predex, une Gamo Silent Stalker Whisper qui tire jusqu’à 40 joules !!! Puis une review sur un pistolet Nitro-Piston Crosman-Benjamin, 6 joules, canon cassant… Vive l’azote !!!





3 réponses

Jidé, voudrais-tu essayer ma Gamo Silent Stalker Whisper à 40 joules pour comparer ?

Ðoc Jidé : Hello Alex ! Bien sûr !!!
Et puisque tu me la prêtes sine die j’en ferai une review par rapport à celle de cette page…
Vive l’azote !

Eh bien Gamo n’est plus Gamo, ils évoluent et très vite !

Jidé, je vois maintenant que tu as un porte-cible Crosman comme moi … Le tissu est homologué jusqu’à 4 joules seulement, si ma mémoire est bonne. Je m’en sers avec mon Crosman 1377 mais à 4 pompes maxi, et là je peux récupérer (= recycler) 50 % des diabolos. Sinon, j’enlève les rideaux en tissu !

Ðoc Jidé : J’avais un porte-cible Crosman, il est totalement H.S… Je n’avais pas lu la mise en garde à 4 joules…

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