La version Junior de la carabine Black Ops
4,5 mm à pompes, diabolos ou BBs

Par Jidé le 2 nov 2015





La carabine Black Ops Junior

Par Doc Jidé mais grâce à Laurent…

Un “gun-sitting” proposé par Laurent et qui nous a évidemment attiré : la version “JUNIOR” de la Black Ops Sniper déjà testée début 2014…

Disons tout de suite qu’il n’y a rien à voir entre les deux ! Cette petite carabine se place dans un créneau rare : gratuite au tir (système manuel à pompe), air comprimé (vrai, pas de ressort), répétition manuelle (si l’on emploie des BBs) et 90 euros. Public visé : des juniors ! À condition qu’ils soient suffisamment musclés pour actionner la détente…
Photo du haut et ci-contre, la Junior telle qu’elle sera tirée pour les tests (à 12,5 mètres en intérieur) : des “oreilles de chouette” fixées sur une planchette, vissée sur un pied photo à hauteur d’homme debout.  


La culasse, fermée et ouverte :



Une BB a été chargée ; elle est maintenue en position par un petit aimant. Ici la porte du chargeur de BBs (une trentaine ?). On peut aussi tirer, coup par coup, des plombs diabolos standard.



Le logo de Black Ops et le mode d’emploi (que je n’ai pas suivi : chargement du projectile puis pompages).



Visée arrière à rampe , comme sur beaucoup de carabines de grande chasse. Fibre optique avant et arrière.

Les flèches montrent, de bas en haut : la vis de réglage en site, qui permet de glisser la visée sur la queue d’aronde (ça n’est pas micrométique). Les clics de réglage en élévation ; le bouton à enfoncer pour choisir un de ces clics.

Le guidon , protégé par deux oreilles.



La lunette fournie (on y reviendra) ; ici, les capuchons protégeant les tourelles ont déjà été retirés :


La poignée pistolet, bien en main, de taille médium. Les positions de doigts sont correctes.


Le système de sécurité , très efficace et pas du tout “intrusif” : on le désactive du bout de l’index, ce qui montre un voyant rouge “feu”.



Le réglage de la lunette : celle-ci est la 2×20 fournie en standard avec les carabines de bas de gamme ; mais il y a plusieurs qualités possibles “à l’intérieur” [N.D.L.R. Voir ici,
notre page sur les lunettes de bas de gamme] ; la nôtre est proche de la Crosman, c’est-à-dire très honnête en optique. Mais les réglages sont spartiates, pas de clics, pas de repères, le pif va devoir jouer son rôle !



Mauvaise note pour le rail de fixation ! Le fabricant a voulu simuler un rail Picatinny (ridicule !) et du coup il y a environ deux millimètres cubes en tout (carré jaune) de contact avec chaque anneau de montage. Heureusement que ledit anneau a un pied plein (la deuxième photo montre un pied creux habituel) qui assure la verticalité de l’optique. Une chute dure serait fatale à ce système…



Le réticule, plus net et joli en vrai que sur la photo .


Les tourelles , en métal très fragile, seront actionnées avec une rondelle d’une épaisseur telle qu’il n’y ait aucun jeu (on peut aussi limer une pièce de monnaie). Cette rondelle sera imperdable si on la range dans le capuchon d’une des tourelles.


Au tir !


LA LUNETTE fournie n’est pas une mauvaise ; on se doute qu’il n’y a pas autant de fabricants-concepteurs qu’il y a de modèles dans le commerce, et sous des dehors identiques on trouve du bon (fourni par exemple par Sutter, l’excellence chinoise directement dans votre assiette ; ou Crosman, même remarque mais 75 % moins bon et moins cher), et d’autres, directement avec un poil de Q collé sur le réticule [N.D.L.R. — Ça n'est pas une invention, c'est du vécu] et donc inamovible…

Seul défaut, les réglages de tourelle, qui prennent du temps pour les raisons expliquées plus haut ! Est-ce un bon exemple de pédagogie ? Bof… Je suis de ceux qui croient que (si l’argent n’était pas une limite) un débutant ferait mieux ses classes avec une lunette à 800 euros, mais par définition, c’est rare… donc idiot d’en parler…

LES TIRS auront lieu à 12,50 mètres, ce qui est le maximum permis par mon appartement en hiver. Je suis en bisbille avec un dirigeant de club qui refuse dorénavant que je tire en A.C. à 25 mètres (sûrement par jalousie ) mais je crois que de toute façon la carabine n’aurait pas bien digéré une telle distance… (Cela dit, je tire à deux et trois pompes, la carabine peut en faire dix…). Je tire debout avec support avant.

Premier essai (après réglage) : j’ai chargé avec des diabolos (donc tir à répétition manuelle avec rechargement manuel), ce qui est moyennement agréable : chargement : mieux que certains pistolets Crosman (!), moins bien que les carabines à cassure de canon.

À gauche, on commence à se colleter avec la détente, bonne, régulière mais lourde. Le type de détail qui coince au début mais qui s’améliore — avec le rodage mais aussi avec l’expérience du tireur.

À droite mêmes conditions mais 50 plombs plus tard… (Toujours une pièce de un euro pour donner l’échelle.)



Avec cette fois une belle après-midi d’exercice (donc peut-être un début de rodage), un passage à trois pompes et une volonté de faire bien (ce qui se gère dans la tête à 90 %) on arrivera à tenir un très beau groupement (5 diabolos, tir “bench” assis-posé). Cette fois c’est un centime qui sert de mesure : joli…


Très étonné par ce trou (dû à un tir totalement raté qui est carrément sorti de la cible) dans le sapin de 8 mm qui supporte la cible et protège le reste de la cuisine des coups foireux. Le bois est troué comme avec une perceuse et un gros éclat est sorti par-derrière !!!


Cette puissance à laquelle je ne m’attendais pas (je n’ai pas d’outil à mesurer les joules) permet d’envisager du tir en chambre sur des silhouettes métalliques (S.M.) :

Ci-dessous à gauche on voit que même le premier groupement de la journée permet de toucher et de tomber un sanglier [N.D.L.R. — La flèche montrant un trou bien marqué dans la silhouette n'est dû à cette arme mais à un gros calibre] ; à droite, un autre groupement ancien, médiocre, descend quand même à tout coup la poulette…

Je suis persuadé qu’on pourra tirer sur des S.M. à 20 mètres et pluss.


Conclusions


Elles sont bonnes ; au début la carabine séduit par son look intelligent (sniper, “tactique” mais pas trop). Sa facilité d’emploi est vite prouvée ; la lunette est tout à fait exploitable ; seule la détente se fait sentir et doit être “apprivoisée”.

Pour l’amusement, l’emploi des billes d’aciers BBs (avec une énorme capacité) permet un tir à répétion très simple et très rapide ! La Black Ops Junior : un modèle d’arme pour des juniors…


À bientôt… Amicalement, Doc Jidé




1 réponse

Bonjour,

Effectivement, rien à voir avec le gros modèle, aucun recul et distance de tir bien inférieure à la Sniper 19,9 joules. Par contre j’aime la culasse … Et il ne faut pas avoir une force herculéenne pour casser le canon puisque le système à pompe permet à une gamine de charger la pression. Bref à mon sens, deux carabines complémentaires. — Amicalement, Laurent

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