Pistolet MAS-50 (AC piston-ressort, diabolos)

Par Jidé le 6 août 2012

Le MAS-50

de la Manufacture d’armes de Saint-Étienne

par Virtual

Retrouvé récemment au fond d’un carton dans le grenier où il était abandonné depuis de nombreuses années, ce pistolet à piston français n’a laissé presque aucune trace sur Internet, à l’exception de l’excellent site Little Gun. Je vais donc lui consacrer une petite review…

L’arme

Pour commencer, le pistolet est assez léger (par rapport,par exemple, au Beretta 92-FS) malgré le fait qu’il soit tout en métal. Il présente pas mal de rayures superficielles sur les deux côtés, qui doivent sûrement être dues à son stockage.

La prise en main vraiment pas “top”, ça accroche bien la main mais c’est pas très confortable. La visée est plus qu’archaïque : la hausse, qui est réglable en hauteur et dérive, est un bout de métal avec une fente en haut et le guidon est une tige en métal qui sort du bout du pistolet (évidemment, ce n’est pas comme ça en réalité :¬) mais c’est pour souligner ce côté vraiment bas de gamme).

Et il n’a pas de sécurité [Tant mieux ! — Note de la rédaction.].

Je ne pourrai malheureusement pas vous montrer de carton, le pistolet n’ayant plus de joints. Néanmoins, au tir on sent bien le recul, qui est doux mais fort. Il faut “armer” le piston grâce au levier qu’on voit en dessous de l’arme sur la première photo, c’est un peu plus dur qu’une première pompe au Zoraki mais surtout beaucoup moins agréable.

Les marquages
Il a deux marquages, un de chaque côté.

Premier marquage, à droite, assez basique : le calibre (4,5 mm) et l’année (1950).

Et sur le deuxième marquage on peut lire: “MANUFACTURE Nle (= nationale) D’ARMES DE ST ETIENNE”.

Il y a aussi un numéro de série au bout du côté droit.

En résumé, ce pistolet semble assez “bas de gamme”, mais à dix mètres il avait une précision “sensiblement identique à celle d’un bon pistolet automatique ordinaire, H+L de 12 cm”, nous dit son manuel d’instructions . Il a le poids (880 grammes), et “l’aspect (?)” du tout nouveau P.A. réglementaire (le MAC-50), et “son pointage est identique”.

Ne pourrait-on pas le renommer “pistolet M.A.S.” en référence au FAMAS… ?

Au tir !

Grâce au remplacement du joint de l’obturateur, le pistolet a retrouvé sa « pêche » .

J’ai ainsi pu faire quelques cartons au posé, à 7 mètres, avec des plombs H&N Special Club.

Les 2 premiers, en visant le centre de la cible 14×14, 5 coups par cible:

La visée est donc réglée trop bas et une partie des plombs n’est pas dans la cible.

Puis les 2 derniers, mais cette en fois en visant le haut de la cible.

Les 5 plombs sont maintenant dans la cible.

On a enfin pu voir ce que valait ce pistolet, et ça arrose pas mal !

On pourrait mesurer le H+L avec une règle pour vérifier si il fait bien 12 cm comme annoncé, même si le pistolet a pu perdre de sa précision avec le temps. 

H+L ? Qu’est-ce que c’est ? Ça coûte cher ? Faut-il avoir fait Polytechnique ?

Réponses ici !



Encore quelques mots de Jidé :

Plus rare, le MAC-50 bleu, en plastique, avec une petite lumière en bout de canon, et qui devait (je l’ai eu en mains vers 1970, mais je ne sais rien de son utilisation) servir aussi à l’entraînement sur des cibles photosensibles ?

À noter aussi : le MAC-50 en 9 mm a été fabriqué par la Manufacture d’armes de Châtellerault (d’où le sigle MAC) mais aussi par celle de Saint-Étienne sous le nom de… MAS-50 !


5 réponses

C’est Virtual26 du fofo Gunair???

Surement,car il a deja mis ses photos-la sur le forum; avec DRULOV et MAS 50, ca rigole pas dans son grenier!!! — Casse75

Oui c’est bien moi du fofo Gunair ;-) , mais avec Jidé on préférait supprimer le “26” qui faisait trop forum.

Cette review était déjà parue sur le forum et elle a été exportée (et améliorée) ici.

MAS 50 à air: je suis très amusé et intéressé par cet engin. Dommage qu’il ne puisse pas tirer car cela aurait été instructif de voir comment on considérait le tir d’instruction à l’époque où déjà on pensait à serrer les coûts. Mais compte tenu de son âge il y a des chances qu’il soit équipé d’un joint en cuir et que ce cuir soit tout sec. S’il n’a pas oxydé trop profondément la paroi du cylindre, une réhabilitation devrait être possible en le ré-assouplissant au moyen d’une graisse neutre. Ou aussi de confectionner un joint dans une matière plus moderne. — Cordialement, Casse75

Un peu hors sujet mais peut vous intéresser :
Il y a une constante: la simulation par tir réduit air ou lumineux pour les armes individuelles,  a toujours rencontré  la plus énorme réticence dans l’encadrement de la biffe de base. Dans un rapport d’expérimentation du FAMAS CO2 rédigé par le groupement Infanterie de la Section Technique de l’Armée de Terre — qui est très instructif à cet égard — le bestiau y est démoli sous les prétextes les plus fallacieux. — Cordialement, Casse75

Ðoc Jidé : On a peu d’infos sur ce fameux fusil A.C. « officiel » ; presque mythique car épuisé à la vente, il « aurait » (au conditionnel !) été considéré comme arme de guerre et classé hors 7e catégorie… L’unique vidéo sonore est due à Armurerie Auxerre :
http://www.youtube.com/watch?v=84cYvTAxMb4
… et lui donne un son plus proche d’un airsoft électrique…
Je l’ai tiré (en 1990) dans un stand de l’armée lors de portes ouvertes au 5e régiment de génie à Versailles ; je n’en ai hélas aucun souvenir…
Si un jour je le teste pour Jidénet, j’offre le champagne :¬)))
Pour trouver des infos sur Google, cherchez « famas giat »

Laisser un commentaire

Vous devez être connecté pour commenter.