Le pistolet Walther CP-88 Competition
(8 diabolos 4,5 mm, CO2)

Par Jidé le 13 juin 2014





Presque une review historique !


NOTE DE LA RÉDACTION


Pourquoi en juin 2014 une review d’une arme à CO connue et célébrée depuis le siècle dernier ? Eh bien, bêtement, parce que je considérais que tout le monde savait tout sur elle ; et puis, juste au moment àù je l’ai revenduee [je ne vous dis pas quel prix, car je ne veux pas de suicides de lecteurs], je me suis dit qu’il restait peut-être un ou deux ignorants…


  Voilà un beau placard publicitaire paru il y a vingt ans dans le Deutsche Waffen Journal

Tous les modèles y sont, couleurs (bronzé ou nickelé mat), longueur de canon (4 ou 6 pouces), matière des crosses (plastique ou bois chic), visées (combat, ou micrométriques, ou red dot*, ou lunette…)



Car cette arme est un cas : quasi un kit, avec son “vrai” canon long (ci-dessus ) qui peut être acheté et ajouté par la suite (mais le compensateur est factice), sa visée combat d’origine, une visée micrométrique de type L.P.A. (ajoutable aussi, et ça vaut la dépense !), et divers rails pour des optiques genre T.S.V.* (on en reparlera plus tard).

Pour les riches ou les adeptes du tiouning, une paire de plaquettes en vrai bois d’arbre, mais qui n’améliore pas la prise en main…





L’histoire réelle du P-88. — Le véritable P-88 de Walther (car le “C” ajouté signifie CO) a été fabriqué en Allemagne à partir de 1988 et pendant très peu de temps ; sa qualité (50 mm de groupement à 25 mètres) et donc son prix de revient étaient sans rapport avec l’utilisation prévue, par la police et l’administration…

Quinze coups en 9 Para (il aurait existé une version en .22LR), canon de 4 ou 6 pouces, S.A. ou D.A., c’était déjà une arme très moderne. Mais trop bonne… comme sa version en air comprimé — qui en revanche poursuit une longue carrière. 240 € chez Arprotech la version améliorée présentée ici (source : Wikipedia.).



Premiers tirs “de police”


Trois barillets rapides, à sept mètres, position Weaver, pistolet tenu à deux mains, double action (on ne relève pas le chien).

Cinq coups en tir lent, en simple action (on relève le chien à chaque tir), sept mètres, Weaver.



Dix coups, mêmes conditions.


Ça n’a l’air de rien mais voyez la taille de la pièce de un euro et dites-vous que les “administratifs” tirent aussi à sept mètres… mais sur une cible de taille humaine !


Mode d’emploi (!)


Eh oui, comme c’est la première fois que je parle d’un pistolet-revolver à diabolos, je vais un peu décortiquer le mode d’emploi — des points délicats à maîtriser… Il est le même pour toute la gamme des armes possédant ce même “moteur” à huit coups, des Colt 1911 aux Röhm Twinmaster, tous les Walther, le Beretta FS-92…

En premier lieu après avoir ôté la plaquette de gauche en appuyant sur le (faux) bouton d’éjection de chargeur à droite, et ouvert le levier en bas de faux-chargeur, vous allez oindre le téton de la sparclette 12 grammes à l’aide d’une gouttelette d’huile de silicone propre à empêcher les nano-fuites [N.D.L.R. — Micro-fuites est ringard, c’est nano qui est à la mode.]



Placer la cartouche puis tourner la large vis moletée en cuivre , doucement, sans la fausser sur son axe minuscule (j’ai perdu un 92-FS à cause de ça ; il faut tourner sans appuyer) ; visser jusqu’à obtenir une certaine résistance… Refermez le levier. Tirez à vide : si vous entendez “pan” tout va bien. Je l’appelle “vis G” à cause de la délicatesse de la manipulation et de l’expérience qu’il faut acquérir…



Si aucun “pan” (une chance sur 10, au début), la sparclette n’a pas été percée ; rouvrez, revissez un peu la vis G en cuivre ; refermez ; “pan” !

Rarement, la sparclette n’a pas assez vissée pour tirer, mais assez pour fuir lors de la réouverture du levier. Dans ce cas-là, attendez-vous à un énorme PSCHHHHHHHHHHHHHHHH et un dégagement de gaz glacé… La sparclette est fichue et peut-être que votre main demande à être réchauffée. Pas de panique, il faut trouver le niveau de la “certaine résistance” dont je parlais tout à l’heure…

En appuyant sur l’arrêtoir de glissière (flèche bleue vous allez faire avancer cette glissière, de quoi dégager la place pour le barillet. La flèche jaune indique un bouton factice, c’est celui de l’autre côté qui est utile ; la flèche rouge montre la détente quand elle dans sa position double action (très longue course).


Le micro-barillet est chargé de huit diabolos (des modèles de plombs dont la longueur totale ne dépassera pas l’épaisseur dudit barillet !), le cul des plombs étant du côté du barillet qui possède le système d’avance à étoile à huit branches.



Ces barillets sont standards pour toutes les armes Walther et autres Colt, Beretta… et vous pouvez en acheter quelques-uns à charger à l’avance (car c’est dur “sur le terrain”). Il existe des appareils à charger huit barillets d’un coup, si vous avez un poil dans la main.


Détails



Quand on arme le chien (flèche bleue) avant le tir (“tir en simple action”) la détente (rouge) part vers l’arrière et une pression faible suffit à faire partir le coup.

En haut vous voyez le système de sûreté (ambidextre, identique des deux côtés).

En jaune le bouton pour ouvrir la crosse et éjecter une des deux plaquettes.
 




Ici la hausse est un modèle de combat avec un simple réglage gauche-droit effectué avec une clé Allen  ; en utilisation de combat ce réglage n’est pas effectué sur le terrain (les pistolets de guerre utilisés au tir réglementaire n’ont pas le droit d’être réglables !). Mais nous on aura tout intérêt pour du tir à la cible à remplacer cela par une belle hausse micrométrique (50-60 €).

Le guidon est d’une bonne forme bien carrée, bien pentu pour le tir sans pour autant s’accrocher dans le holster ou les vêtements. Il est démontable (mais je sais pas comment !!!) et si l’arme restait à moi je l’aurais limé ou remplacé par un autre moins haut, car je tire trop bas — la hausse L.P.A. réglable résoudra bien sûr ce problème.

Les rails pour optiques proposés pour ce genre d’armes ont un défaut, ils ne sont fixés que par un point (le seul disponible : la queue d’aronde de la hausse d’origine !), ce qui n’est pas mécaniquement logique. De plus ils sont souvent en “matériaux composites”…

On choisira donc un red-dot* de très faible taille, un clone de Docter par exemple, acheté chez Sutter, et placé au-dessus de la queue d’aronde….







Vous aurez vu sur la photo du journal allemand, en haut de page, une autre façon de placer un très gros red-dot, mais il faut faire percer et tarauder la carcasse de l’arme…

La concurrence


Quels sont les compétiteurs qui pourraient s’aligner au stand avec notre CP-88 Competition ?

Le Swith & Wesson en six pouces (voire huit !)… Choisissez un beau modèle noir (sinon le barillet est moche) et vérifiez que le canon a un beau bronzage et non une simple peinture…


Ce Colt Gold Cup six pouces… s’il existait encore, mais hélas… Ou un des nombreux modèles de Röhm fonctionnant sur le même principe du micro-barillet…

Mais ne choisissez pas les modèles faux-longs ! Ces Beretta au canon court que le fabricant camoufle sous des dehors de silencieux ou de compensateurs factices, gadgets qui de pluss alourdissent inutilement la facture !

Sans m’être noyé dans mes archives, donc à vue de nez, je crois qu’on a fait le tour des pistolets à diabolos à canon long.



Tous les autres ont leur intérêt, bien sûr (exemple : le Colt 1911 du centenaire dont le bronzage est incroyable), et ils sont pléthore, mais ils ne pourront pas (c’est aussi le cas des “vrais”) s’aligner et faire autant de points, regardez le prix d’un HK USP Expert ou d’un SIG X-Five !!!

La détente


Un dernier point : je voudrais insister sur la détente. Le tir en double action est uniquement destiné à permettre aux “administratifs” de pouvoir tirer dès l’extraction de l’arme de son étui sans devoir, comme des cow-boys, relever le chien de leur arme. En double action, l’index doit donc — avant de tirer — armer le puissant ressort du chien et le poids de ces détentes atteint facilement cinq kilos !

De plus les “administrations” exigent des poids de détente de plus en plus lourds afin que leurs employés ne puissent pas trop facilement se livrer à l’ennuyeuse “bavure”. La police de New York a (ou avait ?) la réputation d’être la plus méchante à ce sujet et une détente intirable s’appelle en argot “New York ++”… Quand vous ajoutez à cela des holsters “à rétention” pour empêcher le mauvais garçon de s’emparer de l’arme du sergent de ville, pluss des sûretés et sécurités nombreuses et sophistiquées, et un entraînement de quelques heures par an… vous obtenez en effet une police qui ne bave plus, faute de pouvoir tirer !!! Qui s’en plaindra ? [N.D.L.R. — Ces réflexions ne concernent que des pays lointains ou restés un peu à l'état sauvage et BIEN SÛR pas des nations modernes et européennes.]



Revenons à nos moutons, dans les stands de tir. On n’utilise, nous, jamais la double action, pour des raisons de précision ; on tire le chien, on vise, on tire en simple action et là la détente voit son poids passer à un kilo seulement.

Mais si on s’équipe d’un CP-88, de combat, c’est pour tirer en combat, donc en double action ! C’est là que la qualité de la mécanique vient à notre secours : quand on appuie fortement pour armer le chien, l’index souffre de quelques kilos, mais on atteint alors un point d’arrêt, une bossette ; pour effacer cette ultime résistance qui se mesure en centaines de grammes on retrouve toute la précision d’un tir en simple action !

C’est ainsi que s’explique le si peu de différences vu sur les cibles du haut de page ; toutes les armes de qualité citées sur cette page (S&W, Röhm) ont une double action gérable selon ce principe.





Amitiés, Doc Jidé


5 réponses

Très belle revue, ce CP-88 reste un des meilleurs pistolets à barillet à plombs.

Est-il vendu ? Si non, combien le vendez-vous ?

Ðoc Jidé : Il était déjà vendu au moment où a paru la review !

Bonsoir. Acheté chez Frankonia Hannover le 14.05.99. Dans sa mallette d’origine , utilisé une dizaine de fois , état neuf. Merci pour toutes propositions. 0610508744

 

 

 

bonjour moi jen net un ke jai u docation je le vend si kel kun et interesse
 

Bonjour
je possède un Pistolet Walther CP 88 Compétition nickel CO2, en faisant l entretien j ai cassé un ressort et endommagé une pièce
je n arrive pas a trouver un magasin qui pourrais me commander ces pièces
je compte sur vous pour me renseigner
En vous remerciant par avance
Jacques
 

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