Le pentathlon modernisé aux J.O.

Par Jidé le 21 août 2012

NOTE DE LA RÉDACTION


Je sais pas vous, mais moi j’ai été interpellé par la vision des J.O. de Londres, le dernier jour, avec l’épreuve de pentathlon moderne…

Ma question : quel pistolet est utilisé ? On dirait un pistolet air 10 mètres mais multicoup mais avec répétition manuelle — ce qui n’existe pas…


Le pentathlon moderne aux Jeux olympiques




“Pentathlon moderne” (c’est le nom officiel de ce sport) = équitation + escrime + natation + course à pied et… tir !

Cette discipline — aristocratique s’il en est — plusieurs fois menacée de disparition a dû se moderniser pour survivre.
Et tout naturellement, c’est le tir (le grand amour des médias ;¬( qui a dû se mettre au goût des journalistes…
Jusqu’à cette année, les cinq disciplines se présentaient à la suite les unes des autres et le tir se déroulait comme une compète I.S.S.F. normale en air 10 mètres.

Seules contraintes, 5 plombs en 70 secondes, et 5 séries, soit 20 plombs en tout sur 20 cibles. Comptage des points normal.




Pour médiatiser, on a donc décidé de combiner course et tir (genre biathlon), ce qui explique les tireuses en slip

Citons le règlement: “Combiné course/tir : il s’agit de la modification la plus récente du règlement du pentathlon moderne, afin de le rendre plus spectaculaire : le tir et la course à pied, auparavant disputés en deux épreuves distinctes, se trouvent maintenant mêlés en un combiné, qui n’est pas sans rappeler le biathlon à ski, dont il s’inspire. L’épreuve de combiné consiste en un cross-country de 3000 mètres ponctué de 3 arrêts à un stand de tir où les concurrents utilisent un pistolet à tir laser et visent une cible située à 10 mètres. Le premier tir a lieu au départ, le second à 1000 mètres de course, le dernier à 2000 mètres. À chaque fois, le pentathlète doit toucher 5 cibles le plus rapidement possible, en un temps maximum de 1 minute 10 secondes. Les concurrents sont classés selon leurs scores dans les trois premières disciplines et partent avec des temps différents, le leader partant le premier. 4 points correspondent à 1 seconde d’écart. La première personne à franchir la ligne d’arrivée est la gagnante du pentathlon.”


Des pistolets laser !


Voilà donc le mystère de l’arme presque résolu : finis les plombs mortellement dangereux (pensez donc : les trous + le saturnisme, ouh là là), place à la Lumière.



N.B. — Contrairement au dessin ci-dessus , commis par… des journalistes (de l’A.F.P.), chaque tireur n’engage qu’une seule cible. Et les cibles n’ont pas du tout cette forme.


Que du bien, le laser ?


Que du bien, le laser ? Écoutons les tireurs :

“Depuis Pékin, les pentathlètes, éternellement remis en cause, mais toujours à la pointe d’une certaine modernité, ont aussi abandonné les pistolets à plomb pour des armes à laser. Cette transformation ne s’est pas faite sans mal parce que le poids du pistolet a perdu environ 300 g pour peser aujourd’hui quelque 800 g.

“Spécialiste du tir alors qu’elle déteste la course, Amélie Cazé regrette un peu cette ultra-modernité car, selon elle, le tir consiste d’abord à atteindre une cible avec un objet, même s’il y a un progrès écologique et sécuritaire dans cette évolution. « On s’adapte sous la pression parce qu’on n’a pas d’autre choix », sourit-elle, fataliste.”


On tâchera de voir plus tard, après enquête :
Quelles marques d’armes ? Seul Röhm est réputé fabriquer de tels pistolets (Leuchtpistolen). Röhm et Anschütz fabriquent des carabines de biathlon.
Pourquoi ce mouvement (ultra-rapide) de réarmement entre les coups ?
“La cible fait 17 cm2” ; soit la taille de notre visuel noir à 10 mètres. Il semble qu’il faille la toucher seulement, comme au biathlon, et que le comptage est en “tout ou rien”, et non plus de 0 à 10.
Pourquoi une durée de tir identique alors qu’il n’y a plus de plombs à charger ?
Réponses… quand nous les connaîtrons !

Autres news sur le tir aux J.O…


Le holster (euh, le carquois, pardon !) d’un des tireurs à l’arc : un clin d’oeil ! On reconnaît très bien un Colt Python… mais avec un gros défaut dans le dessin (lequel ?)



Et une anecdote sympa :

Champion de tir au pistolet, Károly Takács, hongrois, voulait vraiment gagner les Jeux. Hélas, une grenade emporte sa main lors d’exercices militaires. Qu’à cela ne tienne : il apprend à tirer de la main gauche. Et devient champion olympique à 38 ans, puis à 42 ans, à Londres et Helsinki. (En 1948 et 1952.)


La suite bientôt… Amicalement, Doc Jidé


2 réponses

Le tir au laser, pour moi, ce n’est plus vraiment du tir ; plus de munition, plus de projectile, plus d’impact…

Pour le Python, normalement le levier pour faire basculer le barillet se trouve du côté gauche. Et au cas où l’image serait inversée, il n’y a pas les ondulations et traits sur la carcasse à l’avant du barillet. Aussi, il n’y pas pas ce système d’encoches à l’arrière du barillet. Et enfin, le petit rectangle sur la carcasse, sous le barillet devrait être plus grand.  J’espère que j’ai trouvé ;D

Ðoc Jidé : Ah ! Toujours le Grand Edgar !!! Bravo !

Le tir au laser n’est pas du tir… c’est quoi alors ? (Et Han Solo de se retourner dans sa tombe !)
Enfin, j’espère qu’au moins ça fait « piouw piouw piouw » lors de l’épreuve ? :D

Ðoc Jidé : En tout cas le tir laser (avec ce type d’arme) respecte les « délais » :
Le coup ne part qu’après un certain temps (aïe, le coup de doigt) et la « balle » n’arrive qu’après les quelques millièmes de seconde de sa course réelle vers la cible !!!
 
Ce que je crains le pluss, moi, c’est que le laser donne des raisons aux interdiseurs d’armes réelles : « Vous aimez le tir ? eh bien voila un laser, allez-y !!! non ? alors, ça n’est pas le tir que vous aimez !!! Pervers, sadiques, breiviks, salauds, columbines !!! »

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