Consolidation d’une visserie plastique

Par Jidé le 17 mar 2014






Il y a des gens qui n’aiment pas bricoler. J’en suis, tant que je n’y suis pas obligé…
Confronté aujourd’hui à un bris de vis , j’ai dû m’y coller…



Soit un chargeur comme celui de l’Umarex Steelstorm ou du M-14 de Winchester . Excellente idée au demeurant : beaucoup de gaz et sans l’emploi de ces grosses bouteilles de 88 grammes qui coûtent l’appeau du Q.
Mais fragiles… Ces deux chargeurs n’ont pas encore pété mais celui du tout dernier paru (et pas encore reviewé ;¬) Umarex Steel Force n’a duré que huit jours !



Trois pièces en plastique (une vis, un écrou, une mini-clé Allen, fléchée en bleu ci-dessus) qui ont à effectuer un travail de force (appuyer suffisamment sur une sparclette de 12 grammes pour en percer l’extrémité) ont cédé en plusieurs temps :

— La clé Allen est trop petite, trop mal en main, pour tourner assez durement afin que cesse le “pschitttt” lors du perçage de la bouteille ; alors je prends une pince pour exercer une force plus grande ; la micro-fuite diminue, diminue ; puis la clé casse ! Bien sûr la sparclette est fichue.
— Remplacement par une vraie clé Allen en acier ;
— De nouveau je dois forcer pour obtenir l’étanchéité absolue (le “pschitttt” n’en finit pas, presque imperceptible). [N.D.L.R. : j'étais sur le terrain — à domicile, j'aurais huilé le téton des sparclettes, ce qui m'aurait peut-être évité ou au moins reculé le bris en comblant la micro-fuite.]
— Et pan, la vis de pression casse en deux ;
— Une heure après même jeu avec la vis numéro 2…


Prenons le taureau par les cornes !


D’un coup d’un seul, remplaçons ces six pièces par deux seulement et en bel acier ! Et oublions la visserie Allen (de un demi-pouce, rare) par une visserie fendue bien plus courante.



Commençons par exposer le résultat



Le bricolage : trouver une vis du bon diamètre (le “pas” est européen, donc courant) et sur sa face a perçons un trou suivant la flèche b.

Comme j’avais deux vis à faire j’ai décidé (à titre pédagogique personnel) d’en faire une première sans outillage particulier (scie, lime et perceuse) et une seconde avec de grands moyens (fraiseuse et tour — oui, je sais : je suis “sur-outillé” par rapport à mes compétences !)… Les photos jointes montrent le résultat sans outillage.


On commence par un tout petit trou , puis un plus gros, etc. millimètre par millimètre, pour obtenir à la fin un creux arrondi, une cuvette, pour assurer que la sparclette sera bien dirigée et maintenue. Travailler à très basse vitesse.

Ci-dessous en a, notre belle cuvette ; en b, la vis est coupée à la longueur nécessaire ; en c, on a scié ou limé une fente pour serrer cette vis ; en d, il y a un épaulement qui empêcherait de dévisser à fond, on le lime pour avoir un espace e.

Voilà, j’ai réparé mon arme, et avec l’expérience de ces deux vis je sais que je pourrai désormais faire face à tout incident sur des chargeurs avec des vis en plastique, voire modifier des armes avec des vis laides (comme sur le talon de chargeur du Walther PPK !) ou désagréables à utiliser (celles avec des ressorts qui se referment toujours pendant le “pschitttt” final).


Amicalement, Doc Jidé



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