Poudre noire : lavage des armes

Par Jidé le 1 jan 2011

Un « lave-guns » pour 10 euros



Sitôt possesseur de mon Remington à canon long, j’ai été confronté au problème du lavage ! Il est de tradition de ne pas laver son arme à poudre noire (quand elle est en inox, N.D.L.R.) le soir, sitôt rentré du stand, avec la fatigue qu’on en ramène ; de plus, un petit bain nocturne dans de l’eau additionnée de liquide à vaisselle fait le plus gros du travail ; le lendemain, porte-chiffon et brosse à dents assurent le reste de la toilette…

Mais dans quoi tremper ce gun , encore plus long que ma… que ma cuvette la plus grande ?

La solution fut trouvée dans un magasin d’articles de maison (genre Casa, Kitchen Bazaar ou l’« Arabe du coin »)… Un vase à fleurs ! Dix euros pour un diamètre intérieur de 11 cm et une hauteur intérieure utile de 39 cm…

Pile-poil la hauteur et la largeur nécessaire à trempouiller mon grand escogriffe, sans même avoir à désosser la crosse !
Enfin, une simulation avec Photoshop me permit d’essayer même un coach-gun d’une longueur telle que seuls les étrangers ou les outlaws peuvent le posséder : lui aussi tremperait à son aise toute une nuit dans ma machine à laver les guns

(Je serais à la place du hors-la-loi, je ne mettrais quand même pas ma bretelle et la longuesse des nuits entières dans la flotte, mais comment voulez-vous raisonner ces gens-là ?)




Après trois séances d’utilisation, le « truc » du bain nocturne démontre ses pouvoirs ; surtout maintenant qu’on tire au club le jeudi et le vendredi, ça fait souvent deux vaisselles en deux jours !!!

Sitôt rentré, démontage des cheminées et plongeon dans l’eau très très chaude avec liquide vaisselle (pas de mousse, ou le moins possible) :

Avec l’effet d’optique dans l’eau, ça fait une pu†ain d’arme !!!

Le lendemain, l’eau est sale et le fond du vase est noir sur un demi-centimètre !

Quasi toute la crasse est partie ; la preuve, deux aller-retour d’un écouvillon avec un porte-chiffon, et encore deux autres aller-retour et le chiffon sort presque « plus blanc que blanc ».
C’est donc le même qui sert ensuite à nettoyer les chambres du barillet. Puis brosse à dents pour décrasser le chien et l’intérieur (juste barillet est démonté), et les emplacements des cheminées.
J’essuie tout bien avec un torchon, je graisse abondamment l’axe du barillet (qui a tendance à gripper pendant le tir à cause des résidus), je graisse un peu les cheminées après avoir vérifié qu’elles n’étaient pas bouchées, et je remonte tout.

À chaque séance, le temps passé à nettoyer baisse de la moitié (organisation rationnelle des outils de nettoyage) !!!


Amicalement, Doc Jidé

COMMENTAIRES DES COLLÈGUES, SUR L’EX-CEL-LEN-TE LISTE WESTERN POUDRE NOIRE

Ushiro.Revolvers : J’enlève les plaquettes de crosse et les fais tremper dans une cuvette en plastique rempli avec la même mixture que toi. Elle a dû coûter dans les 10,00 francs il y 30 ans et est largement amortie (elle est également incassable). Canons de fusils : J’enlève le bois et la platine et les met debout dans un tube (également incassable) en PVC « trouvé » sur un chantier, bouché avec le couvercle que j’ai acheté 5 euros chez Brico et recoupé à la longueur de mon canon le plus court ( le Tryon).



Sur le nettoyage « le soir même sauf inox » :

Ushiro. — Je ne voudrais pas vous fâcher les amis. Si je tire le lendemain, je ne fais qu’un nettoyage sommaire du barillet, du canon et des parties accessibles de la carcasse, quelle que soit l’arme car pour elle, c’est comme si le tir avait été continu.

Je nettoie mes revolvers au pas de tir tous les trois barillets ; quand c’est un pistolet : tous les 26 tirs ; pour le fusil P.N. : tous les 26 tirs également. Comme je bourre avec un pousse-chiffon, ça ramasse pas mal de suie à chaque tir. Pour les armes à P.S.F. : à la fin du tir, un coup d’écouvillon nylon dans le canon, un coup d’écouvillon dans le magasin tubulaire s’il y en a un, sortie de culasse et nettoyage « Armée française » de la culasse et de la carcasse s’il s’agit d’une arme à verrou. Pour la Rolling Block : Le canon, la chambre et le dispositif de percussion et une giclée de WD-40 avec un essuyage partiel. Un grand nettoyage par an est suffisant.


The Scalp Hunter. — Je viens de penser à faire un lave-fusil fabriqué à partir d’une simple gouttière ; il faudrait :
— une demi-gouttière en P.V.C. de la taille du canon, personnellement,  je dirais 75 ou 80 cm ;
— 2 ou 3 supports de gouttière en métal ; il faudra peut-être les travailler un peu ;
— et deux bouchons de goutière.
On assemble le tout (un peu de mastic silicone pour que ça soit bien étanche au niveau des bouchons) et voilà ! D’après moi ça devrait pas coûter plus de 30 euros. Vu que je n’ai pas de fusil à P.N.,  je ne vais pas le fabriquer mais si l’un d’entre vous est tenté d’essayer ça pour voir si ma petite invention est utile ou non, ça serait cool. Voici un petit croquis vite fait :


3 réponses

Bien joué l’art du nettoyage!!

J’ai bien ri avec le commentaire sur l’effet optique de l’eau ;)
De mon coté, j’ai trouvé un nettoyeur vapeur à 21 euros chez le Leclerc de ma région, le même modèle que celui-ci :
http://www.darty.com/nav/achat/petit_electromenager/autres_aspirateurs_nettoyeurs/nettoyeur_vapeur/ariete_vapori_jet_4103_10.html

Alors moi j’ai tiré pour la 1ere fois hier avec mon cal.36 1851 NAVY. « Tout » ce que j’ai appris de la poudre noire, c’est gràce au net et la bonne volonté des poudreux qui se bousculent pour faire part de leur expérience et savoir. A cet égard, je veux moi aussi apporter ma pierre à l’édifice. S’agissant du nettoyage des armes voici ce que j’ai trouvé : un nettoyant moteur de voiture appelé « Engine cleaner » , un petit pulvérisateur qui agit tout seul comme un grand. Enlever bien sûr la partie boisée, pulvériser là ou c’est sale (barillet, canon…) laisser agir  5 minute ou plus, et rincer à grande eau, et c’ est fini!!!
Plus qu’à essuyer, laisser sécher, graisser et remonter. Essayer, vous verrez.
 

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