Crosses “fil de fer” pliantes pour pistolet Zoraki

Par Jidé le 11 mai 2015



Trois modèles de crosses pliantes
pour le Zoraki HP-01 Ultra
par “Octogène”

 Voici presque un an que j’utilise (j’use, devrais-je dire) le Zoraki HP-01 canon long.

20 000 pompes à son actif et toujours aussi précis. C’est une arme globalement fiable. Je n’ai à déplorer qu’un ressort du système de détente, deux joints toriques et le système de verrouillage de la partie haute sur la carcasse. Heureusement, ARPROTECH a toujours été à la hauteur.

Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été attiré par le tir. Air comprimé dans mon enfance avec un bidule infâme à canon lisse, toujours air comprimé dans mon adolescence avec une excellente Diana 27, puis, plus tard, à une époque où on pouvait encore acheter n’importe quoi n’importe quand, une .22LR à répétition, dont je ne me souviens plus de la marque et une Remington semi-automatique que mon père possède toujours. Enfin, à l’âge adulte, un Diana 35 et un revolver Smith et Wesson modèle 27 de 6 pouces avec lesquels j’ai pratiqué le tir de loisir dans un club du Quercy que j’ai eu l’honneur de présider un moment.

Puis de 1988 à 2013 plus rien. Le vide intersidéral sans véritable raison. Un long sommeil donc, jusqu’à cette année 2013 qui annonçait une période d’activité professionnelle beaucoup moins intense. Le virus qui était en moi en a profité pour se réveiller un peu. Mais, totalement largué sur le matériel et la réglementation j’ai commencé à écumer les sites et les forums pour finalement me centrer sur les excellents forums GUN-AIR et 22LR-PURFORM et sur le non moins excellent JIDENET. Et là je tombe sur une review du pistolet Zoraki par doc Jidé, dont je peux dire qu’elle est le véritable déclencheur de ma rechute.


Je cherchais en effet une arme pas trop encombrante utilisable avec un silencieux (discrétion oblige vis-à-vis du voisinage car je pratique beaucoup dans mon jardin) mais avec assez de puissance pour tirer jusqu’à 25 m. Cette review, excellente, je l’ai lue et relue une vingtaine de fois. J’ai tout de suite vu le potentiel du Zoraki pour subir quelques transformations et en faire ce que je cherchais vraiment, à savoir une petite carabine pliante discrète et silencieuse. Il suffisait pour cela :

• de construire une crosse pliante ;
• de supprimer les organes de visée d’origine et d’adapter une lunette courte au plus près de l’axe du canon (ma vue déficiente ne me permet pas d’exploiter correctement les organes de visée traditionnels) ;
• de fabriquer et adapter un silencieux de ma conception ;
• d’adapter un bipied qui permette le pompage, silencieux en place.

Bricoleur dans l’âme, je me suis lancé dans cette réalisation qui a en fait débouché sur trois solutions différentes que je propose de décrire, images à l’appui. Je sais que quelques-uns d’entre vous pourront être choqués par le fait que certaines transformations sont irréversibles. Je dois avouer que j’ai beaucoup hésité avant de franchir le pas mais il faut savoir ce que l’on veut. Ces crosses pliantes n’offriront jamais la rigidité d’une crosse “normale” mais pour les avoir toutes essayées au tir, elles permettent un épaulé correct.

Chaque fois qu’il a été possible, tous ces éléments ont été décapés et poncés pour pouvoir être bronzés à froid au “canon noir”.

Premier modèle

Pour ma première tentative je cherche à construire un kit complet, adaptable sur l’arme, comportant le système recevant la crosse pliante et le bipied escamotable pour permettre le pompage avec le silencieux.

La préparation du matériel nécessaire


On utilise un rond en acier de 1 m de long par Ø 5 mm pour faire la crosse . Il faut chauffer le rond au rouge pour le travailler sans rupture.


Pour obtenir deux “guides” pour la crosse on prend 2 charnières en acier dont l’axe fait 5 mm de Ø, on les démonte pour récupérer la partie utile qu’on travaille à la meule et au maillet . Ces guides sont percés et taraudés pour recevoir des vis de blocage de la crosse.



Une charnière de plus petite taille est retravaillée pour permettre le basculement du bipied fixé sur un bout de rail Picatinny, lui-même fixé sur la charnière. Cet ensemble est équipé de deux disques magnétiques Supermagnete (aimants puissants en néodyme) de Ø 8 mm et de H 8 mm dont la fonction est de maintenir le bipied en position “tir” .



Sur une rehausse de rail Picatinny, qu’on découpe dans le sens longitudinal, on garde la partie comprenant les éléments de fixation en queue d’aronde (élément en bas de la photo ). Cet élément sert à fixer l’ensemble du dispositif sur l’arme. La longueur de cette pièce est évidemment ajustée aux dimensions du fût de l’arme de façon à ce que le canon ne bute pas sur elle lors du pompage.

Un dégagement est pratiqué sur les rainures pour permettre un montage au plus près du pontet. C’est sur cette rehausse que viennent se fixer les 2 éléments de charnières de la image 2 dans lesquels coulissera la crosse.

Sur un plat en acier, on réalise une rehausse dont les objectifs sont :


• d’ajuster en hauteur la position de la charnière de façon à permettre un basculement suffisant du pied pour ne pas gêner le pompage ;
• de renforcer l’effet des aimants de la charnière une fois l’ensemble en position “tir”.



Le bipied sera un bipied télescopique sur lequel sont montés, l’un sur l’autre, 2 disques magnétiques “Supermagnete” de Ø 10 mm et de hauteurs respectives de 5 et 10 mm (images et ). Leur fonction est de maintenir le bipied en position “escamoté” pour le pompage. Ces deux aimants sont revêtus de gaine noire thermo-rétractable. Une fois le bipied en position “escamoté” l’aimant vient se “fixer” sur la vis de blocage de la crosse côté droit.



L’assemblage des divers éléments

Il est temps de passer à l’assemblage de tous ces éléments. Plutôt qu’un long discours, je propose une série de photos montrant cet assemblage et le résultat obtenu…



La photo ci-dessus présente les éléments constitutifs du porte-crosse qui va se monter sur le rail du fût. Remarquez les échancrures évoquées précédemment pratiquées sur la queue d’aronde pour permettre le montage de l’ensemble au plus près du pontet de l’arme.



Ici on commence le montage des deux guides des branches de la crosse. Ils sont fixés par une simple vis. Le collage en plus n’est pas interdit.

Les deux images ci-dessous montrent l’assemblage du porte-crosse.





Ici l’assemblage du plat en acier.





On monte la charnière porte-bipied sur le porte-crosse.





Les photos suivantes montrent l’ensemble des éléments constituant le dispositif portant la crosse et le bipied. Deux vis serviront au blocage des branches de la crosse. La vis droite permet au bipied de rester “accroché” en position relevée via son aimant.








Ensemble monté sur le Zoraki en position “tir” et en position “pompage” c’est-à-dire bipied escamoté.



À suivre ! — Amitiés, Octogène.  










2 réponses

Ðoc Jidé : Il va falloir que tu nous parles de ce « canon noir » ! Est-ce que c’est ça :

http://www.jerestaure.com/bronzage-noir-arme-ancienne-xml-206_211-660.html


Octogène : Oui, il s’agit bien du site où je me procure mon « canon noir ». Il s’agit d’un produit permettant le bronzage à froid des aciers au carbone. Mais il ne faut pas rêver, ça ne vaut pas un bronzage à chaud comme ils sont réalisés en usine.

Bravo pour la mise en page et excellente idée que de le faire en épisodes. Y’a pas, on voit la patte du pro de l’édition…

 

Ah la MAT-49. Souvenir, souvenir.
Pendant mon service militaire dans les fusiliers commando de l’air (on nous appelait les crânes plats) j’étais également officier directeur de tir. A une séance de tir par semaine et 3 ou 4 chargeurs de 20 cartouches à chaque fois, j’ai dû tirer pas loin de 2000 cartouches. Je lui dois aussi quelques frayeurs car certains tireurs étaient de véritables dangers.

Ðoc Jidé : J’ai bien aimé aussi, et j’ai profité de l’aversion au tir de beaucoup de troufions pour vider leurs propres chargeurs !

Néanmoins, si on en reprend la fabrication (ah, ah, ah !!!) j’aimerais bien un limiteur de rafale à trois balles, pour éviter d’arroser le ciel à partir de la quatrième…

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