Un rechargeur à air comprimé
pour système de cartouches Brocock

Par Jidé le 12 jan 2015





Brocock, qu’est-ce que c’est ?


C’est d’abord une simple marque déposée de fabricant. C’est, dans notre contexte, un système complet de tir à l’air pré-compriné à véritables cartouches, dont nous avons souvent parlé sur Jidénet depuis cinq ans. Voici une bibliographie :

 Le système (par JV09)

 Les pièces constitutives (en allemand, mais beaucoup de dessins !)

 Tous les revolvers Brocock, chez Sportwaffen


 Toutes les pièces de rechange, chez Sportwaffen

 Tous les revolvers à air (dont un revolver Brocock)

 Une carabine Brocock du commerce

 Et surtout les carabines Home-Made de notre ami JV09 : le premier proto et la magnifique bull-pup


Le pompage

Hélas, trois fois hélas, “pré-charger” ça veut dire “pomper” ! L’opération la plus barbante de ce type d’arme (les PCP).

Le kit de démarrage est constitué des cartouches et d’une pompe à main ; l’opération de pompage à main est simple, et pas exténuante ; mais on doit prendre bien son temps pour ne pas chauffer l’air et les joints (très délicats) en caoutchouc. Rien n’est prévu pour un rechargement de masse avec de l’air comprimé (la fameuse bouteille de plongée chère aux amoureux des PCP.

Qu’à cela ne tienne, JV09 va s’atteler à la tâche : fabriquer un genre de barillet apte à charger en une fois et très rapidement (trois secondes, quand les les composants sont en place dans le “barillet)” toutes les cartouches à utiliser.

[Note de la rédaction. — Ce qui va suivre n'est pas du domaine du bricoleur moyen ; tour, fraiseuse, matériaux bruts et tour de main sont indispensables.]

Voilà pour rappel le système de culasse , la carabine est (pour l’instant) mono-coup et sa détente est électrique.



La bouteille de plongée (130 bars sont suffisants) et sa robinetterie et manomètre :



L’ensemble prêt pour le travail : tout au centre le bas du barillet avec déjà quatre cartouches vides en place (sur les cinq) :



Toutes les cartouches sont en place, on place le dessus du barillet, et on le bloque par une vis qui assure l’étanchéité. On voit en bas le connecteur rapide standard.



Tuyauterie de la jonction bouteille-barillet :



On trouve le robinet d’air une seconde , l’opération est faite.



On place les diabolos, on revisse les cartouches (ceci comme à l’habitude) et… Feu ! (avec ce magnifique frein de bouche lui aussi “maison”)…



Quelques trucs en passant !

Les cartouches et surtout les joints sont fragiles : on peut même les considérer comme consommables, et en prévoir l’achat d’une quantité d’avance..

De plus il faut les “user” de manière régulière ; si on les met en vrac dans une boîte comment savoir que un étui n’a pas été utilisé 24 fois et l’autre 3 fois seulement ?

 


Faites la chose suivante : créez des boîtes numérotées 1-2-3-4… (flèche bleue), comportant 5 trous (donc un chargeur) percés du calibre des cartouches ; placez ces boîtes les unes sur les autres dans une pile (flèche jaune); servez-vous toujours de la boîte du dessous, en la remettant au-dessus de la pile après utilisation…

Ainsi il y aura une rotation des composants qui auront tous, à la longue, été utilisés un même nombre de fois — c’est exactement ainsi qu’agissent les rechargeurs au gros calibre, qui jettent leurs étuis après un certain nombre d’utilisation.

Quand on aura ajouté qu’il vaut mieux ne pas préparer les munitions trop à l’avance, on aura tout dit :¬)



Amitiés, Doc Jidé d’après les travaux de JV09.




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